L’histoire polyphonique du Net Art, un Eternal Network?

par Aude Launay

« À notre époque, il ne peut y avoir d’art qui ne soit connecté à Internet ou qui n’en dépende pas d’une manière ou d’une autre », écrit Melanie Bühler dans son introduction à No Internet, No Art2, impliquant par là que même l’art non numérique en soi — c’est-à-dire l’art n’utilisant pas les technologies numériques comme « principal médium », pour reprendre sa formulation3 — a recours au réseau global d’une manière ou d’une autre. Tout art serait-il désormais du net art ?

Quand l’artiste et écrivain canadien Douglas Coupland a dit, il y a quelques années : « Mon cerveau d’avant Internet me manque», c’était sûrement vrai. Mais aujourd’hui ? Serait-il encore capable de se rappeler précisément ce qu’était son cerveau d’avant Internet?

Les plus jeunes des artistes de la scène actuelle sont nés dans les années 90, ils sont donc trop jeunes pour avoir un tel souvenir. Nous le savons, c’est en 1983 qu’Internet est devenu le nom officiel des réseaux informatiques existants, mais ce n’est que dans les années 90 que son utilisation s’est répandue dans les foyers des classes moyennes occidentales. Que signifie donc aujourd’hui le fait de continuer à parler d’Internet comme d’un médium alors que le réseau informe maintenant presque toute chose et toute pensée ?

« Les historiens de l’art de demain retiendront la saison 1994-95 comme l’année où le monde de l’art s’est connecté6. » « Et si l’on considérait le on de online non comme un marqueur de lieu mais comme une sorte de syntonie, comme dans le fait d’être allumé [turned on] ou d’être à la mode [on trend] ? Et si, au lieu d’une échappatoire à la réalité, nous pensions Internet comme un genre ou comme un style ? L’“en ligne” peut être considéré comme structurant toute une manière d’être au monde. Comme le gothique, le punk ou un certain nombre d’identités culturelles, “en ligne” peut être considéré comme une manière de faire les choses, et non comme l’endroit où elles sont faites. […]. Imaginer l’“en ligne” comme un lieu où l’on peut aller, c’est aussi se laisser aller au fantasme que l’on peut simplement choisir de l’ignorer, ou refuser d’y aller. Mais nous sommes toujours pris dans cette manière d’être qu’est l’“en ligne”, que nous soyons devant un écran ou non7. »

Le numérique est notre condition culturelle, cela ne fait aucun doute. La question se réduit donc à la façon de l’aborder, de se positionner par rapport à lui.

« On peut interroger n’importe quel artiste contemporain et, comme une sorte de mise à l’épreuve, lui poser la série de questions suivantes : vous considérez-vous comme travaillant principalement “sur” le numérique ou bien “dans” le numérique ? L’ordinateur est-il accessoire à votre travail, est-il un outil comme un autre ? Ou l’ordinateur est-il au cœur de ce que vous faites ? L’art doit-il s’orienter vers le numérique ? Ou l’art doit-il simplement se développer à l’intérieur du numérique, tout en s’occupant de tout autres sujets8 ? »

JODI. Screenshot. http://xn—————————————————es1t.xn--mpe.com/

Suivant la pensée qu’Alexander R. Galloway a développée au travers de son étude de l’œuvre de JODI, l’on peut en effet considérer la relation de l’art au net comme se déployant en deux tendances : le réseau comme médium, et le réseau comme contexte. Il y aurait donc l’idée moderniste, autoréférentielle et parfois même autotélique — c’est-à-dire l’idée quelque peu clichée que l’on peut avoir du net art comme étant une appropriation ou un détournement des paramètres techniques et des possibilités du web — offrant une réflexion très formaliste sur sa propre matière, dans les deux sens du terme. Une réflexion parfaitement illustrée par le travail de ce duo de pionniers du net art qu’est JODI. JODI a commencé à travailler en 1991 sur des ordinateurs en réseaux locaux à l’aide de CD-ROM avant de passer « au support de distribution du web », « laissant de côté le système artistique et tirant de l’usage de la télévision locale par les artistes vidéo vingt ans auparavant la leçon qu’il était possible de travailler contre la télévision en en produisant des formes alternatives et en les diffusant sur les chaînes locales9 » et l’appliquant au web, revendiquant le navigateur comme toile.


JODI, IDN, 2015. http://idn.jodi.org/

La seconde tendance, la « non moderne, qu’elle soit prémoderne, postmoderne ou autre10 », en un mouvement inverse, se prend elle-même pour point de départ et non pour but, si l’on peut dire, et le réseau qui l’intéresse n’est pas seulement en ligne. Dès 1986, Gene Youngblood déclarait que « la seule stratégie pertinente aujourd’hui est le métadesign — la création de contexte plutôt que de contenu11 ». Si les deux tendances coexistaient depuis les débuts de ce qui s’est rapidement appelé le net art12, la seconde était, et est toujours, largement dominante. Autant il est facile de voir en JODI un paradigme de la tendance orientée médium, autant il est sisyphéen d’en chercher un pour celle qui est orientée vers le contexte, tant elle est considérable et diverse, mais si nous devons vraiment donner un nom, dans une sorte d’équivalence historique à JODI, alors nous citerons Heath Bunting. Sa London Pirate Listening Station (1999-2009), par exemple, permettait d’écouter toutes les stations de radio pirates de Londres partout dans le monde, connectant les auditeurs lointains à des contenus très locaux et très spécifiques, en une allégorie de l’essence même du World Wide Web : « J’ai eu deux fils conducteurs dans mon travail. L’un d’eux est celui de la communication ou de la mise en réseau, appelez ça comme vous voulez. Pendant des années, j’ai fait des choses en envoyant des choses par la poste ou par télécopieur ou simplement en essayant de créer des espaces théâtraux dans la rue, et l’autre aspect de mon travail est d’organiser des réunions où d’autres personnes peuvent faire des choses ensemble. […] Dans la ville où je vivais alors, Bristol, j’étais connu pour tout cela. Mais à l’époque, je n’étais par exemple pas connu à Amsterdam où je vis aujourd’hui. C’est ça le pouvoir d’Internet13. »  


JODI. http://wwwwwww.jodi.org/

« L’art de la mise en réseau va au-delà de l’idée des médias en tant que contenants et devrait être interprété comme un travail conceptuel, dans lequel ce qui compte, c’est la connexion : renverser l’idée d’un art créé par une seule personne14. » « L’art moderne a créé l’objet esthétique comme un système fermé en réaction à la révolution industrielle fondée sur la machine. Le postmodernisme a créé une forme d’art comme un système ouvert de signes et de pratiques en réaction à la révolution postindustrielle de la société de l’information. Aujourd’hui, le net art est la force motrice qui transforme le plus radicalement le système fermé de l’objet esthétique du modernisme en pratiques ouvertes du postmodernisme15… » Si « l’art sur Internet est le “dernier mouvement d’avant-garde” à l’heure actuelle, tant du point de vue de la manière dont il se conçoit que de celui de son contexte historique16 », le net art, comme nous l’avons vu, n’est pas seulement une forme site specific limitée à Internet. Il s’étend à partir de lui. « Ma thèse est que le réseau absorbait un désir collectif qui a culminé entre 1989 et 1991, et qu’il est devenu très vite un média quotidien. La question est de savoir comment le relier à l’“extérieur” où les temps sont de plus en plus durs et de plus en plus marqué par les inégalités. Comment définir le réseau comme un outil politique sans négliger son potentiel d’imagination et d’esthétique polymorphe, etc.17 » « Cette évolution s’est produite dans une situation autonome aussi inhabituelle pour les médias que pour le monde de l’art à l’époque ; les structures étaient non seulement indépendantes de toute institution artistique mais elles exitaient aussi en dehors du contrôle étatique ou commercial des médias18. » « La majorité du net.art était diffusée via des plateformes collectives. […] Les listes de diffusion telles que <nettime> en sont un parfait exemple19. » « Il faut souligner que la communication a toujours été conçue simultanément comme une production artistique. L’idée était de contester la fonction démagogique de nivellement des médias de masse avec un principe utopique et anarchique de partage et de conception collective, discursive et participative20. » « Cette  […] sorte d’autonomie — instable et éphémère — contredit l’idéal mis en avant dans l’histoire du modernisme : celui d’une autonomie absolue, individualiste et  artistico-esthétique, une quête d’éternité devenue le leitmotiv de l’art moderne par le biais de Charles Baudelaire, de Clement Greenberg et du boom du marché de l’art des années 1980. C’est précisément ce type d’autonomie de l’“art pour l’art” que l’art sur Internet des débuts cherchait à renverser ou à discréditer en faveur d’un art supra-individuel, discursif, processuel, en réseau et collectif qui, à l’instar des notions de “métadesign” ou de “sculpture sociale“, ne pouvait être représenté par une simple “œuvre d’art” de forme fixe21. » « L’activité du Net art est un phénomène composite fait des conditions du Net (bande passante et protocoles), de conditions matérielles (ordinateur, moniteurs, etc.) et logicielles (serveur, interprète de script, etc.) ; de plus, elle est basée sur un échange dynamique — sur le partage — et donc sur la participation. Elle est essentiellement active, engagée dans un processus d’échange (technologique et social) et ne se matérialise que dans des conditions spécifiques au Net. Une dernière caractéristique de l’activité du Net art est qu’au cours de sa pratique, elle partage ou elle est partagée et elle se multiplie, et, en raison de sa forme intrinsèquement présentationnelle, (c’est-à-dire le Net lui-même), elle est toujours mise en contexte22. »

Heath Bunting, Rubbish2Router, 2001. http://www.irational.org/heath/rubbish2router.html

« Il ne faut pas s’étonner que les deux trajectoires — le développement des médias modernes et le développement des ordinateurs — commencent à peu près à la même époque. Tant les machines médiatiques que les machines informatiques étaient absolument nécessaires au fonctionnement des sociétés de masse. La capacité à diffuser les mêmes textes, images et sons à des millions de citoyens — assurant ainsi les mêmes croyances idéologiques — était aussi essentielle que la capacité de garder la trace de leurs registres de naissance, d’emploi, de soins médicaux et de leurs casiers judiciaires. La photographie, le cinéma, la presse offset, la radio et la télévision ont rendu possible la première, tandis que les ordinateurs ont rendu possible la seconde. Les médias de masse et le traitement des données sont des technologies complémentaires ; ils apparaissent ensemble et se développent en parallèle, rendant possible la société de masse moderne23. »



http://www.irational.org/heath/rubbish2router.html

« Les réseaux sociaux sont des reflets logiciels des struc­tures sociales24. » « Dans les années 1990, le terme “réseau” résonnait avec la communication non hiérarchique, avec des relations décentralisées qui s’entremêlaient mystérieusement pour créer une texture indéchirable et néanmoins fluide et dynamique, et, à tout le moins, avec la capacité de défier et de saper les structures de pouvoir rigides et hiérarchiques. Mais il qualifiait aussi une forme insaisissable et propice à l’obfuscation qui, combinée à des préoccupations politiques, pouvait alimenter les soupçons. […] Manuel Castells a suggéré le terme d’“individualisme en réseau” pour désigner un modèle social en évolution qui permet aux individus de former des “communautés virtuelles, en ligne et hors ligne” […]. Ce que ce terme essaie de saisir est plus qu’une simple façon de s’organiser. Il s’agit de dissoudre l’ancienne dichotomie entre l’individu et le collectif / la communauté afin de créer plus qu’une simple collection d’individus isolés. […] C’est Rosie Braidotti qui, dès 1996, a gâché la fête en écrivant que la numérisation à grande échelle de la société conduirait principalement à un “fossé croissant entre les sexes”25. » « L’accélération du développement de la science, de la technologie, de la communication et de la production, qui a commencé dans la seconde moitié du XXe siècle et qui s’est condensée dans le concept du numérique, a abouti à ce qui pourrait être le moment le plus contradictoire de l’histoire humaine. D’une part, les progrès des forces productives de la société ont permis plus que jamais non seulement d’imaginer mais de réaliser un monde dans lequel la tyrannie des inégalités sociales prend fin. D’autre part, malgré la productivité potentielle du travail humain, la réduction de ces développements à un niveau sans précédent d’accumulation de profits privés signifie qu’au lieu de la fin des inégalités sociales, nous assistons à leur expansion mondiale. Le monde numérique, en d’autres termes, est le théâtre de conflits de classes26. » « Le réseau et l’individu en réseau, autrefois incarnations de nouvelles formes de résistance, sont maintenant devenus la base de nouvelles formes d’exploitation et d’oppression27. » « En général, j’ai maintenant des sentiments mitigés à propos des débuts du net art car je vois comment les stratégies développées par les net artistes sont maintenant utilisées dans les entreprises et en politique. Mais c’est le destin de l’art d’avant-garde : développer des outils de communication et d’esthétique pour les futurs capitalistes et politiciens28. »

« La relation arbitraire du signifiant au signifié s’effondre visiblement dans les phénomènes du Net. Les artefacts numériques ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes, parce que les opérations sont menées sur et avec eux, et non avec les “originaux” — les “sources”. […] Cependant, les formes d’art dont la réception ne peut avoir lieu que dans un certain contexte, comme c’est le cas avec Net art, ne peuvent pénétrer le contexte institutionnel que comme documentation. C’est précisément lorsque l’institution exposante applique correctement ses conditions systémiques et met en œuvre l’assimilation nécessaire que les concepts constitutifs de son système ne tiennent plus, car ni l’œuvre ni l’original ne sont finalement exposés. Si les institutions s’avèrent incapables de résoudre ces paradoxes, Internet les assimilera tôt ou tard et écrira ou mettra en œuvre sa propre histoire29. »

1 L’Eternal Network (Réseau Éternel) est un concept développé par Robert Filliou et Georges Brecht au début des années 60. « Le réseau est éternel », « il n’y a plus de centre d’art maintenant », « le réseau fonctionne tout seul », comme Filliou aimait à le répéter.

2 No Internet, No Art, A Lunch Bytes Anthology, sous la direction de Melanie Bühler, Onomatopee, 2015, p. 9.

3 Nous affinerons plus loin la confusion entre net art et art numérique, voir note 12 et sq par exemple.

4 Lorsqu’on lui a demandé de concevoir une affiche publicitaire pour un événement lié à Internet qu’il animait en 2012, Douglas Coupland a proposé ce slogan qui est rapidement devenu une icône.

5 La publication d’un article de Coupland lui-même deux jours après que j’ai écrit cette question, article dans lequel il déclarait : « pour être honnête, la vérité est que, désormais : JE NE ME SOUVIENS PLUS DE MON CERVEAU D’AVANT INTERNET », était une belle coïncidence. https://edition.cnn.com/style/article/douglas-coupland-internet-brain/index.html

6 Dieter Daniels, « Reverse Engineering Modernism with the Last Avant-Garde » dans Dieter Daniels, Gunther Reisinger ed., Net Pioneers 1.0, Contextualizing Early Net-Based Art, Sternberg Press, 2010, p. 19.

7 Nathan Jurgenson, Rob Horning, Alexandra Molotkow et Soraya King, « Extremely Online », Real Life, 16 janvier 2018, http://reallifemag.com/issue-extremely-online/

8 Alexander R. Galloway, « Jodi’s Infrastructure », e-flux journal #74, juin 2016, http://www.e-flux.com/journal/74/59810/jodi-s-infrastructure/

9 JODI lors d’ « Apache fonctionne normalement », conférence donnée au 33C3, Hambourg, le 29 décembre 2016, https://media.ccc.de/v/33c3-8444-jodi_-_apache_is_functioning_normally_normally

   9.1 «  à l’occasion, les artistes sont capables de concurrencer les chercheurs en informatique plutôt que de simplement créer de nouvelles démos pour des logiciels commerciaux, fonctionnant ainsi comme “mèmes” pour l’industrie informatique ». Lev Manovitch, « The Death of Computer Art », Rhizome, 1996, http://rhizome.org/community/41703/

10 Alexander R. Galloway, « Jodi’s Infrastructure », art.cit.

11 Gene Youngblood, « Metadesign: Towards a Postmodernism of Reconstruction », résumé d’une conférence à Ars Electronica, 1986.

12 « L’art créé avec Internet pourrait simplement être appelé art médiatique, ou art électronique, des termes qui ne recouvrent pas les problèmatiques spécifiques au réseau aussi bien que le fait net.art, avec ou sans le point. » Josephine Bosma, « The dot on a Velvet Pillow. Net.art Nostalgia and net art today » publié dans le catalogue de l’exposition « Written in Stone, a net.art archeology » au musée d’Art Contemporain d’Oslo en 2003. http://lists.artdesign.unsw.edu.au/pipermail/empyre/2003-April/msg00010.html

    12.1 « Le médium du net art, cependant, est simplement le net : la forme particulière que prend le net art n’est pas pertinente pour sa définition. » https://transmediale.de/content/webvideo-the-new-netart

     12.2 Le label « net.art » (avec un point) se réfère généralement à un petit groupe d’artistes d’une époque particulière (1995-1999), notamment Heath Bunting, Vuk Cosic, Alexei Shulgin, JODI et Olia Lialina.

     12.3 « Qu’est-ce que le net art ? Depuis les débuts du net lui-même, cette question a fait l’objet d’un débat intense. Vous trouverez des définitions partout sur le net mais, même s’il y a un certain consensus, les définitions varient. […] La définition la plus stricte est la suivante : le net art est un art qui ne peut être expérimenté via aucun autre médium ou d’aucune autre manière que par le biais du réseau. […] Et, enfin, la définition la plus vague : le net art est un art qui traite du net et de tout ce qui le concerne (tchat, économie, technologies de décentralisation, droits d’auteur, navigateurs, cookies, fusions de grandes entreprises, etc.) et ce qu’importe le médium. En ce sens, les romans de William Gibson sont du net art. » Andreas Brogger, « Net art, web art, online art, net art? », 2000, http://www.afsnitp.dk/onoff/Texts/broggernetart,we.html

13 Josephine Bosma, « Ljubljana Interview with Heath Bunting », juin 1997, http://www.josephinebosma.com/web/node/40

14 Tatiana Bazzichelli, Networking, The Net as Artwork, Digitial Aesthetics Research Center, Aarhus University, 2008, p. 29.

15 Peter Weibel dans Peter Weibel, Timothy Druckrey, Net_condition, Art and Global Media, MIT Press, 2000. 

16 Dieter Daniels, Net Pioneers, op. cit., p. 20.

17 Pit Schultz, 8 octobre 1996, http://neoscenes.net/projects/me/texts/schultz.html

18 Dieter Daniels, Net Pioneers, op. cit., p. 28.

19 Tatiana Bazzichelli, Networking, op. cit., p. 29.

20 Robert Sakrowski, « Net Art in the White Cube — A Fish on Dry Land », Net Pioneers, op. cit., p. 220.

21 Dieter Daniels, Net Pioneers, op. cit., p. 29.

     21.1 « De même, la plupart des œuvres sont très, sinon entièrement, dépendantes du contexte dans lequel elles sont perçues si l’on veut qu’elles fonctionnent comme prévu. Pensez aux œuvres dans les noms de domaine, aux œuvres qui existent sur les services de vidéo ou de blogging, aux œuvres génératives, etc. » Constant Dullaart, 2012, https://www.net-art.org/netartdatabase

22 Robert Sakrowski, Net Pioneers, op. cit., p. 216.

23 Lev Manovich, The Language of New Media, MIT Press, 2001, p. 22.

24 Robert Sakrowski, « Identity and Social Networks », Shirn Mag, 2005, http://www.schirn.de/en/magazine/context/identity_and_social_networks/

25 Cornelia Sollfrank, « on cyberfeminism then and now », 2017, https://transmediale.de/content/revisiting-the-future

26 Rob Wilkie, The digital condition, Class and Culture in the Information Network, Fordham University Press, 2011, p. 2.

27 Cornelia Sollfrank, « on cyberfeminism… », art.cit.

28 Alexei Shulgin et Josephine Bosma en conversation, « A Net Artist Named Google », Rhizome, 12 janvier 2017, http://rhizome.org/editorial/2017/jan/12/a-net-artist-named-google-1/

29 Robert Sakrowski, Net Pioneers, op. cit., p. 214-215-216.

     29.1 « Pour reprendre la comparaison avec la performance, j’ai eu l’impression que les gens essayaient d’archiver le corps de l’interprète pour pouvoir archiver l’œuvre. Comme si vous vouliez congeler Marina Abramovic. En collaboration avec Robert Sakrowski, historien de l’art, ancien directeur de la Netart-Datenbank.org à TU Berlin et actuellement responsable de l’initiative Curating YouTube, je suis en train de créer un modèle pour documenter les usages personnels de l’art sur Internet. » Constant Dullaart, 2012, https://www.net-art.org/netartdatabase

      29.2 « Comme l’a noté David Ross (dans un texte tentant d’établir « 21 qualités distinctives du net art »), il existe souvent un degré élevé d’intimité entre l’utilisateur et l’art sur le web qui peut être vu et utilisé à domicile. » Andreas Brogger, « Net art, web art, online art, net art ? », art.cit.

      29.3 « Le rejet d’une réalisation dans l’espace réel et indépendant du Net du monde de l’art est souvent une composante intégrale et délibérée des œuvres ». Robert Sakrowski, Net Pioneers, op. cit. p. 217.

Image en une : JODI, Wrong Browser, 2000. http://wrongbrowser.com/


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