America God Damn

par Dread Scott

Artiste activiste, Dread Scott pratique un « art révolutionnaire pour faire avancer l’histoire1 ». Né en 1965 à Chicago, il vit et travaille à New York. De son vrai nom Scott Tyler, il choisit le pseudonyme de Dread Scott pour des raisons politiques : la première et la plus évidente est la référence à Dred Scott, célèbre esclave noir ayant plaidé en justice2 pour sa liberté autour de 1850 et qui est devenu une figure de la lutte abolitionniste. Mais en anglais, « Dread » signifie aussi la crainte, la terreur, l’effroi, sentiments qu’il lui plaît d’inspirer. C’est enfin un clin d’œil au mouvement Rastafari, dont l’image est celle d’un peuple opprimé luttant pour la justice.

Diplômé de la School of The Art Institute of Chicago en 1989, il s’installe à New York, où il suit le programme d’étude indépendant du Whitney Museum of Art. Depuis plus de trente ans, il développe un travail plastique qui confronte la société états-unienne à sa brutalité et à son injustice raciale. En 2015, il réactive le drapeau « A man was lynched yesterday » en réponse au meurtre, en Caroline du Sud, de Walter Scott par des policiers. Ce drapeau surgi du passé, de l’histoire américaine dans ce qu’elle a de plus sombre, était hissé dans les années 1920-30 devant le siège de la National Association for Advancement of Colored People (NAACP) à New York, à chaque fois qu’une personne noire était lynchée. Dread Scott invoque ici le passé pour parler du présent : « A man was lynched by police yesterday ».

Le 5 juin 2020, Dread Scott publie dans The Art Newspaper un texte dans lequel il revient sur les manifestations qui ont suivi le meurtre de George Floyd, avec cette question centrale qui revient comme un leitmotiv, presque un mantra : « What has changed ? ». À bien des égards, rien n’a changé. La liste des personnes noires tuées par la police aux États-Unis s’allonge dans une effroyable analogie. Pourtant, quelque chose semble nouveau : ce « refus de vivre ainsi plus longtemps » dont parle Dread Scott qui, cette fois, a embrasé le pays et au-delà. Ce qui a changé, c’est le choc des images d’une mort en direct. Désormais, les gens filment les exactions, plus personne ne se taira.

On est frappé par la portée universelle du texte de Dread Scott. Le meurtre de George Floyd a précipité une mondialisation de la cause pour la justice raciale, y compris en France, où le combat contre les violences policières, longtemps niées par les autorités, est incarné par Assa Traoré, qui réclame sans relâche depuis six ans, la vérité sur le décès de son frère Adama et, à travers son action, sur ceux de toutes les victimes. En 1989, alors qu’il était encore étudiant, Dread Scott exposait « What is the proper way to display a U.S. flag3 ? », œuvre montrant un drapeau américain posé au sol, accompagné d’un livre destiné à recevoir les réactions des visiteurs. L’artiste souhaitait ainsi démontrer que la promotion de la ferveur nationale encourageait l’oppression, particulièrement de la communauté afro-américaine. L’œuvre fit scandale à l’époque. Elle paraît étonnement contemporaine si l’on considère, en France, le débat national actuel sur un soi-disant « séparatisme » qui mettrait en danger l’unité de la nation. « On refuse d’être les bons noirs ! » affirmait la comédienne Aïssa Maïga dans son plaidoyer pour la diversité au cinéma lors de la cérémonie des Césars 2020. Ne plus courber l’échine, ne plus se taire, c’est bien cela qui a changé. « Les gens ont appris à écrire avec le feu et le monde entier comprend ce langage », ces premiers mots du texte de Dread Scott annoncent déjà demain. Se tenir debout est un espoir immense. « No hope without rage ». Il n’y a pas d’espoir sans rage.

Guillaume Lasserre

  1. Cette phrase ouvre sa profession de foi artistique, sur son site internet « Artist statement », http://www.dreadscott.net/
  2. Voir à ce propos Tim McNeese, Dred Scott v. Sandford : the pursuit of freedom, New York, Chelsea House, 2007, 128 pp. (Non traduit).
  3. « Quelle est la meilleure façon de montrer un drapeau américain ? »

Dread Scott, “Emancipation Proclamation,” 2020, pigment print, 56” x 46”, Courtesy the artist

America God Damn 1

Les gens ont appris à écrire avec le feu et le monde entier comprend ce langage. Commissariats consumés. Véhicules de police enflammés. Barricades embrasées. Tourbillons de fumée autour de la Maison Blanche.

Un nouveau jour s’est levé, et c’est beau.

Qu’est-ce qui a changé ?

Le 23 février, Ahmaud Arbery est pourchassé et sommairement abattu par un ancien policier, son fils et un ami – toute la scène a été filmée par les tueurs – et les meurtriers ont été protégés par le procureur. Le 13 mars, Breonna Taylor est tuée par la police municipale de Louisville alors qu’elle se trouve chez elle, dans son lit. Les procureurs locaux ont couvert ses assassins. Le 25 mai, George Floyd est tué par quatre officiers de la police de Minneapolis. Les flics n’ont rien vu de mal à appuyer leur genou sur la nuque d’un homme menotté pendant neuf minutes alors qu’il dit : « Je ne peux pas respirer », jusqu’à ce qu’il cesse de respirer. Ils étaient entourés d’une foule de spectateur·trice·s et filmés. Ils savaient qu’ils ne seraient pas punis pour leurs crimes.

Après tout, le meurtre de personnes Noires par la police est une situation banale aux États-Unis.

Considérez qu’il y a six ans2, j’ai écrit au sujet des réactions au meurtre de Michael Brown par la police le 9 août 2014 et des manifestations qui ont suivi à Ferguson, dans le Missouri, dans un essai pour le Walker Art Center de Minneapolis. Je commençais ainsi :

« Illégitimes. La police de Ferguson, illégitime. Le ministère de la Justice, illégitime. Le gouverneur Nixon, illégitime. Barack Obama, illégitime. Tout ce système, illégitime. Voilà ce que de plus en plus de gens apprennent des scènes qu’on voit se dérouler dans les rues de Ferguson. Des gens qui, le 8 août, acceptaient les normes de cette société et considéraient la police et son monopole de la force armée comme acceptables, les remettent de plus en plus en question, ainsi que d’autres valeurs fondatrices de la société [nord-]américaine. »

Énumérant les noms de personnes noires tuées par la police jusque-là, je posais alors la même question que celle qui figure au début de cet essai : « Qu’est-ce qui a changé ? ». L’avènement d’un président noir a-t-il amené un changement progressiste, comme beaucoup l’annonçaient ? Vous faut-il encore avoir des conversations avec votre enfant sur les moyens de survivre à une rencontre avec la police ? Les Vies Noires Comptent-Elles ?

Depuis lors, des hashtags ont été ajoutés devant les noms de Tamir Rice, Sandra Bland, Laquan McDonald, Walter Scott, Freddie Gray, Philando Castile et Alton Sterling. Et il y en a tant d’autres dont nous ne connaissons pas le nom.

Qu’est-ce qui a changé ?

Le feu se répand. Il y a six ans, je commentais le courage et la résistance des manifestant·e·s et des habitant·e·s de Ferguson face aux gaz lacrymogènes, aux balles de bois et de caoutchouc, aux tireurs embusqués de la police, aux chars, aux mitrailleuses, aux armes soniques, à l’occupation militaire, à l’arrestation de journalistes, aux couvre-feux, aux mensonges, à la diffamation, et aux « dirigeant·e·s raisonnables » demandant aux gens de ne pas trop manifester ou de rester calme. Les manifestant·e·s sont de vrai·e·s combattant·e·s de la liberté qui se sont dressé·e·s face aux forces armées chargées de faire respecter ce système. Iels se sont montré·e·s héroïques et invaincu·e·s.

La révolte populaire de Ferguson a été plus ou moins maîtrisée. Mais cette fois le feu a embrasé le pays et de très, très, très nombreuses personnes se sont jointes à la bataille et ont été transformées. Les gens bravent la loi et ignorent les couvre-feux. Iels se rebellent avec courage, bloquant les autoroutes et les rues pour réclamer justice. On se dresse sur les toits. On renvoie les gaz lacrymos à la police. L’écriture recouvre les murs.

Dread Scott, “#WhileBlack”, 2018, screen prints, each print 30” x 22”. Courtesy the artist

Qu’est-ce qui a changé ?

Le gouvernement nous craint, mais les gens qui descendent dans la rue ne voient pas grand chose à perdre et craignent de moins en moins le gouvernement. Le président Trump en particulier se cache dans son bunker toutes lumières éteintes et ne peut sortir pour une campagne photographique qu’entouré de centaines de brutes et de voyous armés.

Le gouvernement a répondu aux demandes populaires de mettre fin à la brutalité policière en défendant violemment le meurtre par la répression. Dans le Minnesota, des gardes nationaux armés ont tiré des munitions anti-émeutes sur des gens de la classe moyenne blanche devant l’entrée de leur propre maison – tout en criant « Light ‘em up » [« Allumez-les »]. La police de New York a foncé en S.U.V. sur des foules de manifestant·e·s – avec le soutien du maire et du gouverneur. Des flics aux matraques brandies ont tabassé des gens sortis après le couvre-feu, tout particulièrement dans les quartiers Noirs. Des gens ont été gazés et arrosés de lacrymo à travers tout le pays. Des journalistes couvrant les manifestations ont aussi été pris·e·s pour cibles, régulièrement détenu·e·s, visé·e·s par des tirs et même aveuglé·e·s au gaz poivre par la police.

Des manifestant·e·s ont été traîné·e·s hors de leur voiture et plaqué·e·s au sol sous la menace d’une arme à feu. Leur char bloqué par un·e manifestant·e, des agent·e·s de police ont menacé : « Dégage le passage ou tu vas mourir. ». Des hélicoptères militaires ont terrorisé les gens à Washington DC. Plus de 10 000 personnes ont été arrêtées. La police et la garde nationale ont tué des gens à New York, Louisville et sans doute ailleurs. Le ministre de la Défense des États-Unis a encouragé les gouverneur·e·s des États à réagir aux manifestations en « dominant le champ de bataille ». Et le président menace de faire appel à l’armée après avoir cité des ségrégationnistes des années 60 : « Quand le pillage commence, on commence à tirer ». Malgré toute cette violence d’État, les gens se sont soulevés.

Qu’est-ce qui a changé ?

Pendant des semaines nous avons été sensibilisé·e·s à la mort et nous avons vu l’ampleur des inégalités, de l’injustice et du racisme qui sous-tendent cette société, révélée par la pandémie de la Covid-19. Trois fois plus de personnes Noires que de personnes blanches meurent du virus ?! Des « travailleur·euse·s essentiel·le·s » sont entassé·e·s de force les un·e·s sur les autres pour abattre des porcs ou emballer des Game Boys dans des entrepôts à haute charge virale ?! Des infirmier·ère·s des hôpitaux publics se couvrent de sacs poubelle quand le pays le plus riche du monde manque d’E.P.I.3 ?!

Et puis. Et puis. Et puis. Une exécution sommaire des temps modernes par la police en vidéo. Des procureur·e·s qui l’ignorent. Quelques semaines plus tard, une nouvelle exécution sommaire filmée. Une femme blanche dénonce un homme Noir à la police car il lui a demandé de respecter la loi et de tenir son chien en laisse. Des personnes blanches dénoncent des personnes Noires aux flics car elles écoutent de la musique, ou sont dans un Starbucks, ou font la sieste, ou jouent, ou conduisent leur voiture, ou ________, ou_______, ou ________. Aux yeux de centaines de milliers – peut-être de millions de Nord-Américain·e·s, ce système paraît vétuste et obsolète. Nous refusons de vivre ainsi plus longtemps.

Qu’est-ce qui a changé ?

Ce n’est plus seulement un problème circonscrit aux États-Unis. Londres, Paris, Amsterdam ou Berlin ont vu des milliers de personnes descendre dans la rue en solidarité avec la rébellion aux USA. Des manifestations ont eu lieu au Nigéria et au Kenya. À Rio de Janeiro, des personnes réclamant justice après la mort d’un jeune de quatorze ans récemment tué par la police ont défilé sous le slogan « Vidas Negras e Favelas Importam ». Et le plus beau, en Nouvelle Zélande des militant·e·s autochtones ont interprété une danse cérémonielle Haka traditionnelle pour Black Lives Matter [Les Vies Noires Comptent].

Qu’est-ce qui a changé ?

De nombreuses personnes ne se laissent plus aussi facilement berner par des arguments ad hominem sur le pillage et la violence et par celles et ceux qui présentent le vote comme un remède. Le pillage a eu lieu quand l’Amérique a volé la terre à ses habitant·e·s d’origine, a volé des personnes à l’Afrique pour travailler cette terre puis a volé le travail de leurs descendant·e·s. Plus récemment, l’Amérique a dépouillé le peuple pour transférer des centaines de milliards de dollars à de riches entreprises en pleine pandémie. Le pillage, c’est ce que fait ce pays. Attirer l’attention sur la disparition de quelques paires de baskets Air Jordan est une tentative de discréditer et de saper un combat généralisé pour la justice.

Les plaintes au sujet des « violentes manifestations » sont balayées quand on sait que la violence dont il faut se plaindre, c’est lorsque quatre flics assassinent George Floyd ou lorsque la police de tout le pays attaque des manifestant·e·s.

Enfin, certain·e·s expert·e·s ont dit qu’il ne fallait pas manifester maintenant et que si nous voulions un vrai changement, nous devions voter en novembre. Quelle connerie ! À cause des manifestations et de la rébellion, des flics sont maintenant inculpé·e·s pour meurtre. Des contrats avec des flics sont annulés par les écoles publiques et les grands musées. On parle ouvertement de cesser de financer les services de police et certains budgets municipaux pourraient être sur le point d’annoncer des coupes dans les dépenses policières. Et cela au bout d’une semaine de manifestations seulement.

Dread Scott, “Imagine a World Without America,” 2007, Screen print on canvas, 75” x 75″. Courtesy of the artist.

Qu’est-ce qui a changé ?

On nous a dit que l’ère au cours de laquelle les Noir·e·s ont été acheté·e·s et vendu·e·s, pendu·e·s aux arbres et susceptibles d’être tué·e·s sans aucune raison appartient au passé et de nombreuses personnes réalisent aujourd’hui que ce n’est pas vrai. L’avocat et militant Bryan Stevenson a dit avec justesse : « L’esclavage n’a pas pris fin en 1865, il a évolué ». Les efforts de ce système pour défendre la suprématie blanche en 2020 semblent aujourd’hui une simple évolution de l’arrêt Dred Scott de la Cour Suprême en 1857, qui stipule que les personnes Noires « n’ont aucun droit que l’homme blanc soit tenu de respecter ». Des millions de personnes ont récemment appris qu’elles ne pouvaient vivre avec ça et elles ressentent le pouvoir de changer les choses.

Tout tourne autour de l’esclavage. Mais ce n’est pas limité à cela non plus. Il y a 42 millions de personnes sans emploi. Plus de 100 000 personnes sont mortes de la Covid-19 aux États-Unis, et de nombreux décès sont dus aux politiques et à l’inaction du gouvernement. La science subit de sérieuses attaques. Les médias subissent de sérieuses attaques. La planète brûle et les dirigeant·e·s des USA mettent littéralement du pétrole et du charbon sur le feu. Des juges racistes haïssant les femmes sont nommés dans des tribunaux à travers le pays. Les immigrant·e·s sont harcelé·e·s et diabolisé·e·s.

Les États-Unis sont aujourd’hui dirigés par un président fasciste déterminé à saper la loi, qui encourage des suprématistes blanc·he·s lourdement armé·e·s. Et l’option démocrate est incarnée par un raciste condescendant (avec un ami noir bien connu) qui prend le vote des Noir·e·s pour acquis.

Les villes ne brûlent pas à cause d’un seul meurtre policier. Les gens ont appris à écrire avec le feu, parce qu’iels ont d’abord appris à lire entre les lignes. Nous avons appris à lire les règles [nord-]américaines non-écrites selon lesquelles nous devons bloquer les autoroutes, rester silencieusement allongé·e·s le visage contre la chaussée pendant 8 minutes 46, hurler jusqu’à en avoir la voix cassée et renverser des voitures de police dans de nombreuses villes du pays pour que les flics qui ont été filmé·e·s en train d’assassiner quelqu’un soient seulement inculpé·e·s pour meurtre.

Qu’est-ce qui a changé ?

Quatre inculpations pour meurtre n’ont pas apaisé les troubles. Les feux pourront s’éteindre un jour et les gens pourront de nouveau être cantonnés dans leur maison, mais les braises continueront à couver jusqu’à ce que l’injustice permanente qui définit les États-Unis soit éliminée. Les gens s’élèvent aujourd’hui contre le capitalisme et, pour abolir ses manifestations qui tuent les personnes et détruisent des vies, pour éliminer la suprématie blanche qui les justifie en grande partie, il faudra une révolution.

Pour obtenir ne serait-ce qu’un semblant de justice, il faut de profonds changements structurels. Mais ce pays est fondé sur l’exploitation et, même s’il le voulait, il ne pourrait pas opérer ces changements. D’ailleurs, franchement, les pouvoirs en place aux niveaux local et national montrent très clairement qu’ils ne le veulent pas. Mais ils n’ont pas toujours le choix. Dans le monde entier, des dictateurs ont été renversés par des mouvements de masse.

Trump et Pence doivent partir. Hosni Moubarak, Park Geun-hye et Ricardo Rosselló ont perdu le pouvoir suite à des mouvements populaires massifs de longue durée. Qui peut prétendre en toute honnêteté qu’il est possible d’obtenir justice tant qu’un président vindicatif, raciste et ami des policiers, qui considère les manifestant·e·s comme des ennemi·e·s, reste à la Maison Blanche ?

Des millions de personnes les voient, lui et l’ensemble du système, comme illégitimes. Ceux et celles qui sont au pouvoir, les lois qu’iels imposent, l’importance des inégalités et les idées utilisées pour les justifier, tout ça est considéré comme un poids mort issu du passé. Les flammes jettent leur lumière sur ce qui fait l’Amérique. Les histoires que nous écrivons aujourd’hui représentent un nouveau chapitre intéressant de l’histoire [nord-]américaine. Ensemble avec de nouvelles autrices et de nouveaux auteurs, nous pouvons offrir une fin inattendue à ce livre. Peut-être pouvons-nous écrire le chapitre final de l’Amérique et construire ensemble sur ses cendres une société où l’humanité puisse s’épanouir. Qu’est-ce qui a changé ? Les gens ont changé.

La version originale de ce texte a été publiée le 5 juin 2020 par The Art Newspaper : https://www.theartnewspaper.com/comment/dread-scott-america-god-damn

Traduction de Virginie Bobin.


  1. Littéralement, « Amérique Dieu [te] maudisse », jeu de mots sur God Bless America [Dieu bénisse l’Amérique], titre de l’hymne national des États-Unis ; l’expression « God Damn [it] ! » est aussi familièrement employée pour exprimer la colère, comme « Bon dieu ! » ou « Bon sang ! » NdT
  2. « « Illegitimate » : Dread Scott on the Killing of Michael Brown », Walker Art Magazine, 21 août 2014 : https://walkerart.org/magazine/dread-scott-ferguson-michael-brown
  3. Équipements de Protection Individuelle, NdT.

Image en une : Dread Scott, “A Man Was Lynched By Police Yesterday,” 2015. Nylon, 214.6 x 133.4 cm. Courtesy of the artist.

  • Publié dans le numéro : 96
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