Paradis infernaux

Paradis infernaux de Mike Davis & Daniel B. Monk

par Fabice Reymond

Dernière livraison encore une fois nécessaire des éditions des prairies ordinaires. Cet ouvrage collectif dirigé par Mike Davis & Daniel B. Monk regroupe une quinzaine de contributions d’architectes, urbanistes, historiens, sociologues… qui, de Kaboul à Prague, « explorent les nouvelles géographies de l’exclusion et les nouveaux paysages de la richesse. » Des villes flottantes pour milliardaires aux oasis de marchandises, de la religion du commerce aux utopies réactionnaires, de l’enfermement des riches à l’instrumentalisation des révoltés, on comprend que « dans un programme néolibéral, le principal rôle du pouvoir d’État (…) est dans la privatisation massive des biens communs, et la sous-traitance des services (et des espaces) publics. » Mais qu’on se rassure les paradis artificiels n’ont pas disparu de ces paradis infernaux, ils sont au contraire le dernier lien entre les communautés.

Mike Davis & Daniel B. Monk, Paradis infernaux – Les Villes hallucinées du néo-capitalisme, 2008, éditions Les Prairies ordinaires, trad. Laure Manceau et Étienne Dobenesque, 320 pages, 14 x 21 cm, 22 euros

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Un commentaire pour “Paradis infernaux”

  1. Ewan dit :

    Tout simplement excellent
    Je note avec rancoeur que le nom de Mike Davis ou David Harvey n’a jamais été prononcé une seule fois durant mes 4 premières années à la Sorbonne
    je ne le recommande pas qu’aux seuls géographes.
    (PS/ pour réduire l’échec en licence commençons par stimuler ceux qui s’y trouvent)
    et merci à tous les auteurs du livre.

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